Aller au contenu principal
Formations

Formation IAS 3 : la capacité pour vendre des assurances à titre accessoire

9 min de lecture

La formation IAS 3 est une capacité professionnelle permettant de vendre des produits d’assurance en complément d’une activité principale. Contrairement aux niveaux IAS 1 et IAS 2, cette formation concerne les professionnels pour qui l’assurance n’est pas l’activité principale. Elle permet notamment de proposer des assurances associées à un produit ou un service : concessionnaires automobiles, agences de voyage proposant une assurance voyage, commerces vendant des assurances pour appareils électroniques.

Qu’est-ce que la capacité IAS 3 ?

La capacité IAS 3 est le troisième niveau de formation pour exercer une activité d’intermédiation en assurance. Elle concerne les professionnels qui vendent des assurances dans le cadre d’une activité accessoire. L’assurance doit donc être liée à un produit ou un service principal. Voir : différence IAS 2 et IAS 3.

À qui s’adresse la formation IAS 3 ?

La formation IAS 3 concerne de nombreux secteurs d’activité : concessionnaires automobiles, agences de voyage, commerçants, distributeurs de produits électroniques, entreprises de services. Dans ces situations, l’assurance est proposée comme complément à la vente d’un produit ou d’un service.

Que contient le programme de la formation IAS 3 ?

La formation IAS 3 couvre les connaissances essentielles pour distribuer des produits d’assurance : introduction au secteur de l’assurance (fonctionnement du marché, acteurs, principes de base des contrats), les produits d’assurance liés à l’activité (assurance voyage, automobile, produits électroniques, annulation), la réglementation (Code des assurances, obligations d’information, protection des consommateurs) et le devoir de conseil (informer le client, présenter les garanties, expliquer les exclusions).

Durée de la formation IAS 3

La formation IAS 3 est beaucoup plus courte que les autres niveaux de capacité. La durée minimale est généralement de 15 heures de formation. Cette formation peut être suivie en e-learning, en présentiel ou en formation interne à l’entreprise.

Quelles sont les obligations après la formation IAS 3 ?

Une fois la formation validée, certaines obligations doivent être respectées. Selon le type d’activité exercée, une inscription au registre ORIAS peut être nécessaire. Voir : inscription ORIAS.

Les professionnels doivent également respecter les obligations de formation continue. La directive européenne DDA impose 15 heures de formation par an. Voir : formation DDA obligatoire.

Quels sont les avantages de la formation IAS 3 ?

La formation IAS 3 présente plusieurs avantages. Elle ne nécessite que 15 heures de formation et est adaptée aux activités commerciales existantes. Les assurances complémentaires peuvent constituer une source de revenus supplémentaires pour l’entreprise.

FAQ Formation IAS 3

La formation IAS 3 est-elle obligatoire ? Oui, elle est obligatoire pour vendre des assurances à titre accessoire.

Peut-on devenir courtier avec IAS 3 ? Non. La capacité IAS 1 est nécessaire pour devenir courtier.

Peut-on suivre la formation IAS 3 en ligne ? Oui, la plupart des organismes proposent des formations e-learning.

Conclusion

La formation IAS 3 permet de vendre des produits d’assurance en complément d’une activité principale. Elle constitue une solution simple et rapide pour les entreprises souhaitant proposer des assurances associées à leurs produits ou services. Une fois la formation validée, il est important de respecter les obligations réglementaires et de se conformer aux règles du secteur.

À qui la formation IAS 3 s’adresse

Le niveau 3 vise les professionnels qui distribuent de l’assurance en complément d’un autre métier. L’assurance vient s’ajouter à une prestation qui existerait sans elle : une extension de garantie proposée avec un bien, une couverture associée à une location, une assurance annulation vendue avec un voyage.

C’est ce rapport, et non un seuil de chiffre d’affaires, qui définit le caractère accessoire. La formation IAS 3 correspond donc à ce périmètre : elle donne la compétence nécessaire pour distribuer dans ce cadre, pas au-delà.

Deux publics s’y retrouvent : les entreprises dont le métier principal est autre et qui structurent une offre d’assurance associée, et les collaborateurs de ces structures qui présenteront les contrats aux clients.

Ce que la formation couvre

Le contenu n’est pas laissé au choix de l’organisme. Il s’organise autour de quatre ensembles, dimensionnés pour le périmètre du niveau 3.

Le cadre réglementaire d’abord : ce qu’est un intermédiaire, ce qu’implique l’immatriculation, quelles obligations pèsent sur celui qui distribue. Les produits ensuite, avec leurs garanties, leurs exclusions et leurs conditions de mise en jeu — c’est ce qui permet d’expliquer sans se tromper.

La relation client en troisième lieu : recueillir un besoin, informer avant la souscription, motiver une recommandation. Et la conformité enfin : traitement des réclamations, protection des données, vigilance.

Ce socle est le même pour tous, à ceci près qu’il est appliqué aux situations propres à la distribution accessoire.

Ce que la formation ne dispense pas de faire

Obtenir la capacité ne suffit pas à exercer, et cette confusion est fréquente. La formation établit une des quatre conditions d’accès à la profession.

Il faut aussi l’honorabilité, une responsabilité civile professionnelle en cours de validité au nom de l’entité qui exerce, et une garantie financière dès lors que des fonds de clients transitent. Puis l’immatriculation elle-même : sans inscription au registre, aucune distribution n’est possible.

S’y ajoute, dès la première année d’exercice, l’obligation de quinze heures de formation continue par an et par personne participant à la distribution. C’est l’obligation la plus souvent négligée dans les structures dont l’assurance n’est pas le métier principal.

Former une équipe plutôt qu’une personne

C’est la situation la plus courante en distribution accessoire, et elle change la façon d’organiser la formation.

Toute personne qui présente ou propose un contrat entre dans le champ des exigences, y compris si elle le fait occasionnellement en complément de ses fonctions principales. La liste des personnes concernées est presque toujours plus longue que ce que la direction imagine.

Deux conséquences pratiques. Le format à distance devient nettement plus adapté, car il permet à chacun de suivre le parcours sans immobiliser l’équipe. Et le suivi doit être nominatif : une attestation au nom de l’entreprise ne vaut rien, l’obligation étant individuelle.

Dans une structure où les équipes tournent, tenir ce suivi à jour à chaque mouvement est ce qui distingue un contrôle qui se règle d’un contrôle qui s’enlise.

Quand faut-il viser un niveau supérieur

La question se pose dès que l’activité d’intermédiation se développe, et elle se pose souvent trop tard.

Le signal n’est pas comptable : ce n’est pas la part de l’assurance dans le chiffre d’affaires qui compte, mais l’origine des demandes. Tant que les clients viennent pour votre prestation principale et souscrivent une couverture en complément, l’activité reste accessoire. Lorsqu’ils s’adressent à vous pour se couvrir, la bascule est faite.

À ce moment, le périmètre autorisé par le niveau 3 peut ne plus correspondre à la réalité, et continuer expose à une distribution hors catégorie. La règle est constante : la capacité se met à niveau avant le changement, jamais après.

Un point annuel sur l’origine des demandes suffit à repérer la tendance suffisamment tôt pour agir sereinement.

Le format à distance et ses avantages documentaires

Au-delà du confort d’organisation, le format à distance présente un avantage que l’on mesure le jour d’un contrôle.

Les temps de connexion et la progression dans le parcours sont enregistrés, ce qui facilite considérablement la démonstration de la durée effective. Là où une formation en salle repose sur une feuille d’émargement et une attestation, le parcours en ligne laisse une trace continue.

Il permet aussi de fractionner sans perdre le fil, ce qui convient à des collaborateurs dont l’assurance n’est qu’une partie du travail. Et il rend le renouvellement annuel des quinze heures nettement moins perturbant pour l’organisation de l’entreprise.

Combien de temps dure la formation

La duree depend de deux facteurs : le niveau vise et le parcours anterieur du candidat. Un professionnel deja familier du secteur et une personne qui decouvre la distribution d’assurance ne suivent pas le meme chemin, meme pour obtenir la meme capacite.

Ce qui compte pour le dossier d’immatriculation n’est pas la duree en elle-meme, mais l’attestation qui en resulte : elle doit mentionner la personne formee, le temps effectif et le contenu couvert. C’est cette piece qui sera examinee, pas le calendrier suivi.

En pratique, mieux vaut engager la formation tot dans le projet. Ce n’est pas elle qui allonge le delai d’installation, mais la constitution du dossier complet et la recherche d’une responsabilite civile professionnelle. Mener ces chantiers en parallele plutot qu’en serie fait gagner plusieurs semaines.

Ce qu’il faut conserver apres la formation

L’attestation ne sert pas qu’une fois. Elle intervient au moins a trois moments distincts de la vie professionnelle.

Au depot du dossier d’immatriculation d’abord, comme piece justifiant la capacite professionnelle. Lors d’un controle ensuite, ou l’on demandera aussi bien la capacite initiale que les attestations de formation continue accumulees depuis. Et a chaque fois qu’un partenaire verifie votre habilitation avant de contractualiser.

Elle merite donc un classement stable, avec les attestations annuelles rangees a sa suite, personne par personne. Un intermediaire capable de produire en quelques minutes sa capacite initiale et ses heures annuelles regle l’essentiel d’un controle documentaire.

Articles qui pourraient vous intéresser